José ne se souvient pas de son enfance... encore moins de sa petite enfance. Ni de son père d'ailleurs. Il a essayé plusieurs fois de se rappeler. Il lui reste quelques flashs, comme celui de la petite voiture qui roule vers lui et qu'il relance vers une autre main qui la rattrape et lui envoie à nouveau... Mais il ne voit jamais ce qu'il y a au bout de cette main.
Il ne lui reste que des photos pour reconstruire ses souvenirs et son imagination pour leurs donner un sens.Son père le tient fièrement et le présente à la caméra. Il s'imagine qu'à une autre époque son père l'aurait tenu plus haut et l'aurait baptisé "Simba". Sa mère le tient peut-être plus que le fait son père après tout, comme elle l'aura fait toute sa vie... ou comme il aurait souhaité qu'elle le fasse. Et elle n'a de yeux que pour lui... son père qui ressemble tellement à son frère.
Le noir et blanc lui donne l'impression que la scène se déroule dans un autre siècle. Et le miroir qui ne renvoi qu'une partie du visage de sa mère le pousse à penser que contrairement à "Alice", le monde merveilleux restera toujours secret pour lui. Et il se demande bien qui peut prendre la photo, comme si en dehors des personnages connus, il n'y avait personne d'autre dans ce photo-roman.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire